Externat Notre Dame | Actualité - Rampe-Ponatière pour écouter un concert de l’ensemble Sirba Octet - nov 2017 Externat Notre Dame | Actualité - Rampe-Ponatière pour écouter un concert de l’ensemble Sirba Octet - nov 2017  


A ne pas manquer

Espace réservé

se connecter
Identifiant 
Mot de passe 

Coordonnées

Externat Notre Dame
Ecole Collège Lycée
43, avenue Marcelin Berthelot
38100 GRENOBLE
Newsletters
Gestion abonnement newsletter
Un chemin d'exigence pour travailler et vivre ensemble...

Actualités

Recherche par catégorie
Indifférent Activités périscolaires (01 articles) Evénements (05 articles) la vie à l'END (16 articles) Mon Externat (02 articles) Inscription d'élèves (01 articles) Orientation B.D.I. (02 articles) Les Rencontres (05 articles) Modèle des Nations Unies (25 articles) Les concours et les prix (07 articles) Les voyages (06 articles) Les calendriers (01 articles) Les actions Développement Durable (02 articles) Option Arts Plastiques (09 articles) option Musique (05 articles) Option Théâtre (04 articles) C.D.I. (40 articles) La rentrée scolaire (03 articles) APEL (07 articles) Journal Le P'tit Externat (01 articles) Le Primaire (07 articles) Expositions (09 articles) Restauration (03 articles) Activités sportives (EPS) - Tournois (04 articles) Collège au cinéma (01 articles) Les articles dans le Dauphiné Libéré (17 articles)

Derniers Articles
Articles 17 à 24 (200 au total)

 
Rampe-Ponatière pour écouter un concert de l’ensemble Sirba Octet - nov 2017
Mis à jour le 16 mars 2018
Catégorie option Musique

Le jeudi 16 novembre 2017, les élèves de l’option musique se sont rendus à la Rampe-Ponatière pour écouter un concert de l’ensemble Sirba Octet, dans un répertoire de musiques Klezmer et tzigane.


 
Ce spectacle était fondé sur leur album Tantzt ! , ce qui signifie “Danse !” en yiddish, langue mélangée d’hébreu et d’ancien allemand. En effet, il faut comprendre que la musique Klezmer est bien particulière : il s’agit de la musique juive d’Europe de l’est jusqu’au début du XX ème siècle.
Les Juifs étaient alors regroupés en communautés assez distinctes du reste de la population et craignaient les persécutions. Ils ont alors créé leur propre genre musical, qui est un métissage de leurs origines sémites et de la culture du pays où ils vivaient, dans l’ambiance joyeuse des fêtes populaires qu’accompagnaient les musiciens itinérants. Cependant, la musique Klezmer ne devient jamais complètement allègre et insouciante car on sent toujours le poids de la menace qui pèse sur les Juifs à l’époque.
Lors du concert, ce qui nous a déroutés en premier lieu était la présence d’un curieux instrument : le cymbalum. Le musicien en joue en frappant des cordes avec des mailloches, ce qui change complètement de ce dont nous avions l’habitude. Son timbre très particulier à nos oreilles faisait immédiatement penser à l’Europe de l’est. De plus, la virtuosité de l’instrumentiste était impressionnante.


 
Mais ce n’était pas la seule caractéristique qui rendait cette musique différente de ce que nous connaissions. On sentait l’influence arabe avec des mélodies sinueuses et très ornées et des gammes utilisées d’une autre manière en Occident, comme celle du mode mineur harmonique qui comporte des intervalles qui nous semblent très étranges et que nous n’utilisons jamais dans des mélodies. Surtout, les rythmes étaient frappants, toujours syncopés et scandés, et le tempo accélérait souvent de manière très brusque. On peut penser que cela visait à surprendre l’auditeur pour capter son attention en permanence

 
car il est vrai que l’esthétique Klezmer est malgré tout très rigoureuse et fixée et que l’on n’entend pas beaucoup de différences entre les morceaux.
En conclusion, nous avons trouvé à ce concert une ambiance très festive.
D’ailleurs, les huit interprètes n’hésitaient pas à l’exprimer aussi autrement qu’à travers la musique en bougeant, se déplaçant sur scène, en criant parfois comme le public des fêtes populaires telles qu’elles existent encore et notamment en Europe de l’est, ou même en faisant tourner leur violoncelle ou contrebasse pendant un morceau avant de recommencer à jouer. Malgré tout, on sentait toujours la présence non loin de l’Histoire, souvent terrible pour les Juifs.
J’ai personnellement beaucoup apprécié leur prestation car j’ai eu le sentiment de trouver une musique très naturelle, allant de soi, qui déconstruisait les codes. En effet, elle est dans ces cultures un moyen de solidarité et de cohésion face à l’exclusion, et de ce fait, étant très simple à écouter, elle permet de revenir au côté profondément humain de l’art de la musique.


Jean Abou Samra 1S1
Crédits photographiques : La Rampe Echirolles



Fichiers associés:
 
 
  Direction Diocésaine de l'Enseignement Catholique de l'Isère - DDEC 38